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19 déc. 2010

Carte Grise, quand l'Etat imite Facebook

Lait d'Beu - Blogueuse Associée Marianne2  | Dimanche 19 Décembre 2010


On conspue Facebook, vilipende Google, mais l'Etat rien. Pourtant il compte procéder de la même manière avec nos données personnelles. Lait d'Beu s'insurge que, dans le cadre de la loi loppsi2, l'Etat puisse vendre les données personnelles des cartes grises. Celui-ci ne semble pas prendre la mesure des dangers encourus pour les citoyens.

Ils ont osé ! L’Etat de l’ultralibéralisme n’est plus rien qu’un commerçant parmi les autres. Nous le subodorions déjà avec un président de la République simple VRP de ses amis du COUAC-40 et sa foireuse « diplomatie des contrats ».

Le palais de l’Elysée transformé en « comptoir » ! En quasi faillite au demeurant, d’où tous les expédients pour faire rentrer des pépètes et le Parlement érigé en liquidateur judiciaire. Brader tout ce qui peut l’être, de préférence aux amis : portions du territoire (à l’aune des concessions aux promoteurs immobiliers prévues par le Grand Paris), services publics – même régaliens (armée, police, prison, etc.) – et entreprises publiques. Les mettre sous la coupe de l’étranger ne les gênant nullement : « Le fonds souverain du Koweït renfloue Areva  » (Libération 6 déc. 2010). La totale désindustrialisation de la France éminemment souhaitée par Nicolas Sarkozy - nonobstant ses véhémentes déclarations volontaristes la main sur le cœur (côté porte-feuille) – est en bonne voie de parfait achèvement.

Amateurs de rififi et autres « COUAC-COUAC » prenez vos billets, le spectacle risque d’être gratiné. D’une part Henri Proglio (EDF) et Patrick Kron (Alstom) - dont j’ai déjà dressé un portrait peu flatteur – sont sur les rangs et sont en guerre ouverte avec Anne Lauvergeon, pédégère d’Areva, laquelle au demeurant peu appréciée de Nicolas Sarkozy, ne sera pas reconduite au printemps prochain. Cela va se corser encore un peu plus car « Le directeur de cabinet de Lagarde se prépare à prendre la tête d’Areva  » (Libération 6 déc. 2010). Avec exactement le même problème de conflit d’intérêts que lors de la nomination de François Pérolà la tête du groupe Caisse d’Epargne-Banque Populaire dans la mesure où Alexandre de Juniac supervisait, au sein du cabinet de Christine Lagarde, l’épineux dossier de l’augmentation de capital du groupe nucléaire civil. « Il était surtout un exécutant des décisions stratégiques qui étaient décidées à l’Elysée » fait-on valoir à Bercy.

Il reste à connaître ce qu’en diront les magistrats de la Commission de déontologie au regard des dispositions de la loi de 1993 qui encadre strictement tout parachutage d’un fonctionnaire dans le privé (« pantouflage »). Dans l’affaire Pérol, Nicolas Sarkozy n’avait même pas demandé leur avis, tout en prétendant le contraire … Cette fois, « il semble que l’Elysée est disposé à mettre les formes » nous dit Grégoire Biseau… Acceptons en l’augure. Les formes, soit. Mais le fond ? Nicolas Sarkozy respectant la stricte légalité, ce serait une grande première. Wait and see.

Cette parenthèse étant fermée, j’en reviens à l’objet de mon juste courroux. Clio m’avait signalé l’information et vous pensez bien que je suis allée chercher des articles dès que j’en ai eu le temps. Il y aurait bien de quoi tomber à la r’bidaine si je ne m’attendais à tout – et surtout au pire – de leur part. Bientôt, les données personnelles des cartes grises en vente ? (France-Soir14 déc. 2010) « Dans le cadre de la loi Loppsi 2, l’État pourrait vendre les coordonnées personnelles contenues dans les fichiers de demandeurs de cartes grises ». Comme n’importe quel commerçant ! Or, si l’on s’en tient à la rigueur aussi bien sémantique que juridique, la carte grise est un document officiel obligatoire pour tout possesseur d’un véhicule automobile – voiture, motocyclette, camions, etc. - certes délivré moyennant finance et de surcroît de plus en plus onéreuse mais non « vendu » – ce qui ne fait donc pas de nous de vulgaires clients de l’Etat ou d’ailleurs plutôt des conseils généraux qui en fixent et perçoivent le montant mais des citoyens. Les préfectures et sous-préfectures ne sont pas – encore ? – devenues les hypermarchés des documents officiels.

L’Etat en a-t-il seulement le droit ? Le Conseil constitutionnel qui sera vraisemblablement saisi de la loi Loppsi 2 appréciera sans doute ce délicat problème. Je ne pense pas que de telles données figurant sur des documents officiels - nom, adresse, date de naissance - puissent être objet de commerce. De mon avis, les Sages pourraient même retoquer purement et simplement cet amendement en considérant qu’il s’agit d’un « cavalier législatif » : entendre une disposition sans aucun lien avec l’objet propre de la loi qui vise uniquement les questions de sécurité intérieure.

D’ores et déjà, Sophie de Menthon, présidente du mouvement patronal Ethic, dans une lettre adressée à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil ) estime que la perspective d’une vente des données personnelles d’un usager par l’administration relève « d’un comportement abusif ne correspondant pas aux critères éthiques de protection des individus».

D’autant que je lis sur le Nouvel Obs (14 déc. 2010) « L’Etat va vendre vos données personnelles de carte grise  » que « l’amendement donne le droit à l’administration de vendre à des sociétés privées les fichiers préfectoraux sans en avertir les propriétaires de véhicules » ! C’est d’autant plus grave que la CADA (commission d’accès aux documents administratifs) - qui n’a pas été associée à la préparation du texte ! - doute officiellement de la méthode et de ses conséquences…

Même dans le commerce cela ne se fait théoriquement pas : il est toujours possible de s’opposer à la divulgation des informations nous concernant. « Les citoyens ne disposent d’aucun moyen d’opposition pour exiger que la société acheteuse les raie de son listing », s’indigne l’avocat Olivier Hugot, spécialiste du droit sur Internet qui par ailleurs, dans l'article du Figaro du 14 déc. 2010 : « L’État peut vendre les fichiers personnels des cartes grises  » met en garde contre de possibles – et probables – dérives : « De surcroît, il est aisé d’imaginer que les données en question puissent tomber entre des mains malveillantes (…) On imagine l’intérêt que ces informations pourraient avoir pour des organisations criminelles désireuses de pratiquer le racket, le trafic ou le vol de véhicules à grande échelle »… Les députés devaient examiner mardi après-midi un amendement du gouvernement permettant à l’Etat d’enquêter sur les acheteurs de ces fichiers.. « Si l’Etat se réserve le droit d’enquêter sur ses futurs clients, c’est bien qu’il existe un risque quant à l’utilisation de ces données », conclut Me Hugot.

Balivernes ! Comment l’Etat pourra-t-il avoir quelque pouvoir sur les sous-acquéreurs en cascade de ces fichiers ? Encore une fois, nous avons vraiment affaire à une bande de Gribouilles UM/Pascapables de maîtriser les conséquences de leurs actes les plus insensés.

D’un côté ils prétendent lutter contre la criminalité organisée de plus en plus présente sur Internet et de l’autre, ils leur fournissent tous les moyens de prospérer davantage ! Nous savons pertinemment qu’un des nouveaux fléaux – l’usurpation d’identité qui peut avoir des conséquences très graves sur la vie quotidienne des victimes – se nourrit précisément de ce type d’informations. Il suffit en effet de connaître la date et le lieu de naissance d’une personne pour demander un extrait d’acte de naissance à la mairie de naissance et ensuite se faire délivrer une belle carte d’identité au nom de la victime : sur ce vrai-faux document officiel, seule la photo est différente. La fraude est indétectable sauf en cas de plainte de la victime et à condition de retrouver l’individu utilisant son identité.

Selon ce que je lis sur Le Parisien (14 déc. 2010) dont les révélations sont à l’origine de ce nouveau scandale « L’Etat peut vendre les fichiers personnels de carte grise  » l’objectif des promoteurs de cet amendement – les sénateurs UMP Gérard Longuet et Gérard Cornu – serait essentiellement « de faciliter le rappel des voitures pour des questions de sécurité »… Merci, Monsieur Longuet – ex facho de chez facho qui ferait sans doute mieux d’aller s’occuper de sa fort lucrative collection de timbres – de nous prendre pour de parfaits cons. Pourquoi les constructeurs automobiles seraient-ils obligés d’acheter des informations sur leurs clients qui doivent de toute évidence figurer dans leurs fichiers ou ceux de leurs concessionnaires ?

Tel n’est pas l’objectif principal comme le souligne Elisabeth Fleury dans son autre article duParisien (14 déc. 2010) « Questions sur une cession de documents privés  » (encore que le terme de documents privés ne soit pas adéquat s’agissant de documents officiels délivrés par une administration) : outre « l’utilisation à des fins statistiques, scientifiques ou historiques » de ces données, elle autorise – c’est ce qui fait évidemment débat - « l’utilisation des données à des fins d’enquêtes ou de prospections commerciales »…

A quels imbéciles Gérard Longuet pense-t-il faire croire que l’amendement voté en avril 2009 sur les fichiers de cartes grises excluait les informations nominatives. « L’utilisation des données se rapportant aux véhicules et à leurs propriétaires à des fins statistiques, scientifiques ou historiques sera possible, même sans l’assentiment des personnes concernées, dès lors que les études réalisées ne feront apparaître aucune information nominative » ? Comme si les acquéreurs des fichiers qui escomptent faire de la prospection commerciale se contenteront de données non nominatives !

Ce que je n’arrive pas à m’expliquer : comment une telle disposition – adoptée dans la plus grande discrétion - a-t-elle pu passer sans encombre ni levée de boucliers lors du vote de la loi du 29 avril 2009 sous l’article 29 ? Avec l’avis favorable de Philippe Marini, rapporteur général de la séance, de même que celui du ministre du Travail – quel lien avec le Travail ? décidément, Eric Woerth aura été dans tous les mauvais coups ! Et pourquoi aujourd’hui faire repasser la même disposition - figurant déjà dans une loi – devant la représentation nationale ?

Si d’aventure le Conseil constitutionnel devait la déclarer contraire à la Constitution, elle le serait ipso facto s’agissant de la loi du 29 avril 2009, ce qui serait du dernier marrant. Comme s’ils cherchaient des bâtons pour se faire battre…. Le « guignol de l’Elysée » n’est pas loin et nous autres, le vulgum pecus tellement méprisés, aurions-nous alors de nouveaux motifs de rigolade. Pour une fois, quelque chose qui ne coûte rien. Comme disait une collègue de la DDASS d’Orléans « On n’est pas payé cher mais qu’est-ce qu’on rigole ! ».

Croyez-bien que je ne parle pas sans raison de nouvelle féodalité. Plus l’espace public se rétrécit – accaparé ou vendu aux groupes commerciaux – plus cela ressemble à l’appropriation du domaine public et du champ politique qui eut lieu de la fin de l’Empire carolingien jusqu’au haut Moyen-Âge. Nicolas Sarkozy devient le vassal des multinationales, de même que tous les « barons » de l’UMP. L’Etat perd peu à peu toutes ses prérogatives. Quand ce ne sont pas les multinationales qui les accaparent ce sont l’Union Européenne et la Commission, ce qui revient au même : guidées uniquement par l’idéologie ultralibérale.

Il aura fallu plusieurs siècles – grosso modo de Louis XI à Richelieu et Mazarin – pour restaurer la souveraineté de l’Etat et abaisser la noblesse insoumise. Depuis quelque 35 années nous assistons impuissants au mouvement inverse. La nouvelle noblesse n’est ni d’épée ni de robe mais d’argent et bénéficie des mêmes privilèges, fiscaux notamment. On lui sert toutes les infrastructures publiques sur un plateau doré. Et contrairement aux chevaliers du temps jadis au moment de leur adoubement ces chevaliers d’industrie font très certainement vœu d’accabler la veuve et l’orphelin.

Hormis le droit de vote nous ne sommes plus des citoyens. On nous traite effectivement comme de vulgaires « sujets » avant de peut-être nous mettre en état de servage. Mais qu’ils se méfient et méditent plutôt ce qu’en disait Henri de Rochefort (1830-1913) : « La France compte 36 millions de sujets, sans compter tous les sujets de mécontentement » et comme il le notait par ailleurs « Il y a deux sortes de bergers parmi les pasteurs de peuples : ceux qui s’intéressent au gigot et ceux qui s’intéressent à la laine. Aucun ne s’intéresse au mouton ».

Sauf pour leur tondre la laine sur de dos et à cet égard l’UMP gagnerait haut la main le championnat de France des bergers. Mais qu’ils se méfient : les moutons français pourraient bien devenir des loups et se souviennent que nous sommes un peuple rouspéteur et volontiers frondeur. A force de subir, nous finirons par montrer les dents et ce ne sera pas pour sourire.

10 juin 2009

Européennes 2009

NON, ce vote de 2005 adopté par une majorité de français démocratiquement a été bafoué par notre actuel Chef de l'état et sa majorité UMP.

NON, l'UMP et Sarkozy n'ont pas triomphé après le "vote" du 7 juin 2009 compte-tenu d'une abstention a près de 60 %. 28% de 40 % ca fait peu de français d'accord avec votre politique. Il est vrai que vous êtes le roi des bonimenteurs et nul doute que quelques uns vous croiront encore, mais pour combien de temps ?
NON, le peuple français ne vous a pas accordé tous les droits et surtout le droit de casser ce qui fait le ciment de notre nation, le service public, la solidarité et les doits sociaux du travail.
Souvenez vous de Louis XV qui commença son règne "bien-aimé" et qu'on enterra de nuit à la sauvette.

NON, Europe écologie n'a pas réellement fait un score mirifique, elle a bénéficié du raz le bol d'une grande partie des adhérents ou symathisants socialistes.

NON, Mr Cohn-Bendit n'a pas tous les droits et surtout celui de traiter un adversaire politique de "minable" comme il le fit chez l'inéfable Mme Chabot. Mr Bayrou a raison de dire que vous êtes roquet au parlement européen et toutou à l'Elysée quand le Monarque sert la pâtée.

NON, Mr Bayrou n'a pas le monopole de l'opposition au Grand président, surtout en conservant des idées de droite bien camouflées sous un langage "ni droite-ni gauche" attrapa-tout. Cela dit, est-ce que c'est spn côté catho qui lui donne autorité pour juger du comportement de ses adversaires ?

NON, définitivement non aux socialistes d'appareil, aux éléphants qui nous masquent la gauche de base, celle qui souffre et qui manifeste dans la rue sans attendre que le "bureau national" de solférino prennent une position de synthèse - ne pas bouger -

NON, les militants socialistes, les adhérents, les sympathisants n'ont pas digéré les renoncements depuis 1997, les nationalisations pour faire aussi bien que la droite, l'échec de 2002 et jamais de remise en cause ou de droit d'inventaire, l'auto-satisfaction permamente des éléphants et de leurs second-couteaux menés par le premier d'entre eux, F.HOLLANDE.

NON, Mr Hollande vous ne representerez pas le PS en 2012 aux élections présidentielles, non seulement à cause de votre bilan desastreuxt à la tête du PS mais surtout par un déficit abyssal d'idées neuves et porteuses.

NON, le logiciel du PS ne fonctionne plus et il est URGENTISSIME de le changer avec des idées neuves et des dirigeants plus proches du terrain, plus démocrates et moins soucieux de leur carrière.
OUI au renouveau de la gauche, oui a une opposition digne de ce nom, oui aux humanistes de ce pays

2 juin 2009

Les charognards...

Un avion disparait des écrans radars….. Sarkozy apparait sur les écrans de TF1 ......sans même laisser le temps aux familles, aux attendants, aux personnels d’accuser le coup, d’assimiler la tragique nouvelle.

Il est là, le regard embué, faussement triste…tiens sans Carla… avec un Borloo qui semble avoir dormi tout habillé dans sa voiture la nuit passée…

Il est là, une fois de plus (de trop) pour nous montrer en images HD sa fausse compassion, sa douleur ….pour un peu, il aurait souhaité être dans l’avion… et j’aurai, pour une fois, trouvé çà très bien



Serge

Retraité d'Air France

29 mai 2009

"Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt"

L'article ci-dessous mérite toute notre attention car il en va de nos libertés fondamentales
Les écoutes téléphoniques devaient être, elles aussi, placées sous la responsabilité et la décision d'un juge. Qui ne se souvient des écoutes de l'Elysée ?
Celà se passait il y a une vingtaine d'années à une époque où la loi était à peu près respectée.
Aujourd'hui, il en va tout autrement, la loi est devenue un outil de communication, un leurre, un habillage de bonne conscience à moindre frais, un vernis de pseudo démocratie
Alors, soyons plus que vigilants sinon demain, plus besoin d'aller voter, plus besoin de faire partie d'une association, d'un parti politique, d'un club de reflexion, d’un syndicat, plus besoin de penser, la puce de l'ordinateur, du téléphone mobile (ou pas), la puce de l'écran plat nous interdira de penser différemment, nous entrerons directement dans la pensée très unique et nous seront dans le droit fil d’une dictature concoctée par le conducator et ses amis du Fouquet’s

Citation

Par Edouard le Ricque Publié le 27/05/2009 à 07:50
Source : clubic Mots-clés : Loppsi, Hadopi


La loi Création et Internet de Christine Albanel est sous les feux des projecteurs depuis plusieurs mois. Et pourtant, ce n’est pas elle qui devrait inquiéter le plus les internautes. Dans l’ombre grondent les textes d’une loi encore plus sévère : la Loppsi.

En gestation depuis 2002

Ce projet de loi doit être présenté par Michèle Alliot-Marie (MAM), ministre de l’Intérieur, lors du prochain Conseil des Ministres, ce mercredi. Ce texte nommé Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance et la Sécurité Intérieure (Loppsi) semble être la suite d’une loi plus ancienne, la Lopsi. Adoptée en 2002 sous l’œil confiant de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, elle devait servir à augmenter la répression de la criminalité. Aujourd’hui, la Loppsi gagne une syllabe dans son objectif puisque c’est à la cybercriminalité qu’elle s’attaque.

Un mouchard dans tous les PC

Les actes incriminés sont le terrorisme, la pédophilie, la pédopornographie, le trafic d’armes, la drogue ou encore le proxénétisme. Pour ces différents cas, la Loppsi prévoit l’utilisation d’un système de surveillance informatique placé sous le contrôle de la police judiciaire et d’un juge d’instruction. Et c’est là que le bât blesse, « Ce dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur. »

La notion de mouchard est donc clairement abordée. De plus, la Loppsi prévoit également le filtrage pur et simple par les FAI des sites Internet jugés illégaux. Si les notions de vie privée et de neutralité du net semblaient déjà écorchées avec Hadopi, la Loppsi risquerait de confirmer cette réduction des libertés en ligne.

Fin de Citation

5 mars 2009

Démocratie ?

Ce pays a élu en 2002 Jacques Chirac avec un score jamais vu en France pour barrer la route de l'extrême droite. Mais qui pouvait penser alors que ce n'était que reculer pour mieux sauter ?
Dès cette élection, un homme issu du peuple …de Neuilly fourbissait ses armes

L'élection de 2007 a mis au pouvoir un quasi dictateur devant qui beaucoup aux postes les plus hauts de l’état ou en vue courbent l'échine.
Le fait du prince n’a jamais été aussi clairement appliqué et sans état d’âme pour ne pas dire cyniquement.

Le Parlement est aux ordres, Le président décide en janvier qu’une loi sera votée en mars pour luter contre …. Et tout le monde peut légitimement se demander à quoi servent les élus de la nation si ce n’est pour entériner une décision peu démocratique.

Quand a-t-on vu dans notre histoire républicaine appliquer des mesures avant que la loi les instituant ne soit votée ? (audiovisuel public)

Quand a-t-on vu dans un passé récent un français se faire traiter de "pov' con" par le chef de l'état ?

Quand a-t-on vu un préfet muté au motif qu'il n'a pas su museler une manifestation hostile au potentat ?

Quand a-t-on vu écarter un haut fonctionnaire de police au motif qu'il n'a pas su empêcher l’occupation du domicile d’un ami du Président?

Quand a-t-on vu le dit président ridiculiser le pays en invitant à Paris un démocrate reconnu terroriste par la communauté internationale ?

Un homme politique de droite retiré des affaires politiques à écrit un livre fort justement intitulé "Ca va mal finir", nous pensons qu'il ne se trompe pas.

Combien de français aujourd'hui - ayant voté en 2007 pour le candidat de la droite en toute bonne foi - ne regrettent pas ce choix ?
Mais pouvaient-ils savoir que ce grand communicant était creux derrière une façade de rupture ? Rupture avec quoi d'ailleurs ....

Rupture avec le peuple certainement, la "France d'en bas" s'est réveillée avec la gueule de bois, voulant travailler plus pour gagner plus, mais comprenant assez vite que cette notion de gagner plus ne s'appliquait qu'au riches amis du Président, que le bouclier fiscal mis en place à la hâte dès les bureaux de vote rangés ne profiterait qu'aux nantis, dès cet instant, la solidarité nationale avait cessé d'exister.

Il est JE, il méprise le peuple en humiliant ses représentants, il n'aime pas tout ce qui peut de près ou de loin ressemble à un enseignant, un chercheur, un étudiant, un cultureux, un éducateur, un syndicaliste, un hospitalier, un marin pêcheur, un agriculteur ... bref ca fait beaucoup de monde.
Il se croit partout CHEZ lui, et il peut légitimement avoir cette impression à TF1, sur le service public devenu son service, dans la grande majorité des organes de presse nationaux ou régionaux.
Impossible de regarder une émission de télévision sans avoir sa majesté en prime, impossible d'écouter un journal sur une radio sans avoir l'opinion éclairé du prince.
Il n’y a qu’à la Star’ac que nous n’avons pas eu droit à son apparition…. Mais ca ne saurait tarder pour remonter l’audience déclinante de cette émission dite de variété de son ami Bouygues.
IL EST PARTOUT et il a si bien muselé les médias que l'opposition n'a plus voix au chapitre.
Les seules références aux déclarations de femmes ou d'hommes politiques de gauche reprises par la presse et les médias ont trait non pas aux propositions faites par ceux-ci mais aux querelles de parti et à la guerre des chefs largement commentée et rapportée. Il faut dire qu'ils sont largement aidés en cela par les dirigeants de l'opposition en particulier au Parti Socialiste.

Il a érigé en technique de gouvernance la communication sous toutes ses formes sans pour autant apporter des solutions aux problèmes de la France engendrés par la crise. Au contraire, celle-ci sert de prétexte à ses amis pour procéder à des « restructurations » afin de « moderniser » les entreprises et les rendre compétitives, entendez par là, licencier massivement et sans freins légaux car ayant pris soin de « moderniser » le code du travail aidé en cela par ses amis Raffarin et Fillon dès 2003.
Vous avez certainement compris que dans le langage de la Sarkozie, « moderniser » veut dire REGRESSION SOCIALE.


Il y a quelques années, travaillant dans une grand entreprise (alors nationale) de transport aérien, nous avions comme PDG le jumeau d'un grand penseur de la République passé sans vergogne de Mitterrand à Sarkozy. Ce monsieur gérait l'entreprise de son bureau du 15eme étage du siège et se déplaçait dans un véhicule immatriculé ... JDS 75.


Des esprits malicieux avaient donné un sens à cet immatriculation en ... Je Décide Seul 75.

L'entreprise fut si bien gérée qu'elle se trouva au bord du dépôt de bilan en 1993 et qu'elle ne dut son salut qu'à la très forte mobilisation de son personnel qui réagit avec un instinct de survie et par dessus les organisations représentatives des personnels, c'était quasi insurrectionnel.

Aujourd'hui - 15 ans après - cette entreprise privatisée depuis (car devenue compétitive) est le premier groupe mondial de transport aérien.


Pour ceux qui verraient une analogie dans l’entreprise et sa gestion passée avec la situation actuelle du pays, ce ne serait pas pure coïncidence.
Nous souhaitons que notre pays ne reconduise pas le mandat de cet Olybrius * comme le firent les américains avec Georges Walker BUSH.

* « Suivant une vieille légende, Olibrius, gouverneur des Gaules, ne pouvant toucher le cœur de sainte Reine, la fit mourir. Le martyre de cette sainte fut plus tard le sujet d'un grand nombre de Mystères qui plaisaient beaucoup au peuple. Olibrius y était représenté comme un fanfaron, un glorieux, un occiseur d'innocents ; de là l'expression proverbiale : faire l'Olibrius, pour faire le faux brave, persécuter ceux qui sont sans défense, etc. »
Cet Olibrius féroce et fanfaron doit être l'Olibrius qui nous est resté, car, comme l'a fort bien remarqué M. Ed. Thierry, « quand un nom se répand parmi les bonnes gens, ce n'est pas de l'histoire qu'il vient, c'est du théâtre. »
S.P