Ce pays a élu en 2002 Jacques Chirac avec un score jamais vu en France pour barrer la route de l'extrême droite. Mais qui pouvait penser alors que ce n'était que reculer pour mieux sauter ?
Dès cette élection, un homme issu du peuple …de Neuilly fourbissait ses armes
L'élection de 2007 a mis au pouvoir un quasi dictateur devant qui beaucoup aux postes les plus hauts de l’état ou en vue courbent l'échine.
Le fait du prince n’a jamais été aussi clairement appliqué et sans état d’âme pour ne pas dire cyniquement.
Le Parlement est aux ordres, Le président décide en janvier qu’une loi sera votée en mars pour luter contre …. Et tout le monde peut légitimement se demander à quoi servent les élus de la nation si ce n’est pour entériner une décision peu démocratique.
Quand a-t-on vu dans notre histoire républicaine appliquer des mesures avant que la loi les instituant ne soit votée ? (audiovisuel public)
Quand a-t-on vu dans un passé récent un français se faire traiter de "pov' con" par le chef de l'état ?
Quand a-t-on vu un préfet muté au motif qu'il n'a pas su museler une manifestation hostile au potentat ?
Quand a-t-on vu écarter un haut fonctionnaire de police au motif qu'il n'a pas su empêcher l’occupation du domicile d’un ami du Président?
Quand a-t-on vu le dit président ridiculiser le pays en invitant à Paris un démocrate reconnu terroriste par la communauté internationale ?
Un homme politique de droite retiré des affaires politiques à écrit un livre fort justement intitulé "Ca va mal finir", nous pensons qu'il ne se trompe pas.
Combien de français aujourd'hui - ayant voté en 2007 pour le candidat de la droite en toute bonne foi - ne regrettent pas ce choix ?
Mais pouvaient-ils savoir que ce grand communicant était creux derrière une façade de rupture ? Rupture avec quoi d'ailleurs ....
Rupture avec le peuple certainement, la "France d'en bas" s'est réveillée avec la gueule de bois, voulant travailler plus pour gagner plus, mais comprenant assez vite que cette notion de gagner plus ne s'appliquait qu'au riches amis du Président, que le bouclier fiscal mis en place à la hâte dès les bureaux de vote rangés ne profiterait qu'aux nantis, dès cet instant, la solidarité nationale avait cessé d'exister.
Il est JE, il méprise le peuple en humiliant ses représentants, il n'aime pas tout ce qui peut de près ou de loin ressemble à un enseignant, un chercheur, un étudiant, un cultureux, un éducateur, un syndicaliste, un hospitalier, un marin pêcheur, un agriculteur ... bref ca fait beaucoup de monde.
Il se croit partout CHEZ lui, et il peut légitimement avoir cette impression à TF1, sur le service public devenu son service, dans la grande majorité des organes de presse nationaux ou régionaux.
Impossible de regarder une émission de télévision sans avoir sa majesté en prime, impossible d'écouter un journal sur une radio sans avoir l'opinion éclairé du prince.
Il n’y a qu’à la Star’ac que nous n’avons pas eu droit à son apparition…. Mais ca ne saurait tarder pour remonter l’audience déclinante de cette émission dite de variété de son ami Bouygues.
IL EST PARTOUT et il a si bien muselé les médias que l'opposition n'a plus voix au chapitre.
Les seules références aux déclarations de femmes ou d'hommes politiques de gauche reprises par la presse et les médias ont trait non pas aux propositions faites par ceux-ci mais aux querelles de parti et à la guerre des chefs largement commentée et rapportée. Il faut dire qu'ils sont largement aidés en cela par les dirigeants de l'opposition en particulier au Parti Socialiste.
Il a érigé en technique de gouvernance la communication sous toutes ses formes sans pour autant apporter des solutions aux problèmes de la France engendrés par la crise. Au contraire, celle-ci sert de prétexte à ses amis pour procéder à des « restructurations » afin de « moderniser » les entreprises et les rendre compétitives, entendez par là, licencier massivement et sans freins légaux car ayant pris soin de « moderniser » le code du travail aidé en cela par ses amis Raffarin et Fillon dès 2003.
Vous avez certainement compris que dans le langage de la Sarkozie, « moderniser » veut dire REGRESSION SOCIALE.
Il y a quelques années, travaillant dans une grand entreprise (alors nationale) de transport aérien, nous avions comme PDG le jumeau d'un grand penseur de la République passé sans vergogne de Mitterrand à Sarkozy. Ce monsieur gérait l'entreprise de son bureau du 15eme étage du siège et se déplaçait dans un véhicule immatriculé ... JDS 75.
Des esprits malicieux avaient donné un sens à cet immatriculation en ... Je Décide Seul 75.
L'entreprise fut si bien gérée qu'elle se trouva au bord du dépôt de bilan en 1993 et qu'elle ne dut son salut qu'à la très forte mobilisation de son personnel qui réagit avec un instinct de survie et par dessus les organisations représentatives des personnels, c'était quasi insurrectionnel.
Aujourd'hui - 15 ans après - cette entreprise privatisée depuis (car devenue compétitive) est le premier groupe mondial de transport aérien.
Pour ceux qui verraient une analogie dans l’entreprise et sa gestion passée avec la situation actuelle du pays, ce ne serait pas pure coïncidence.
Nous souhaitons que notre pays ne reconduise pas le mandat de cet Olybrius * comme le firent les américains avec Georges Walker BUSH.
* « Suivant une vieille légende, Olibrius, gouverneur des Gaules, ne pouvant toucher le cœur de sainte Reine, la fit mourir. Le martyre de cette sainte fut plus tard le sujet d'un grand nombre de Mystères qui plaisaient beaucoup au peuple. Olibrius y était représenté comme un fanfaron, un glorieux, un occiseur d'innocents ; de là l'expression proverbiale : faire l'Olibrius, pour faire le faux brave, persécuter ceux qui sont sans défense, etc. »
Cet Olibrius féroce et fanfaron doit être l'Olibrius qui nous est resté, car, comme l'a fort bien remarqué M. Ed. Thierry, « quand un nom se répand parmi les bonnes gens, ce n'est pas de l'histoire qu'il vient, c'est du théâtre. »
S.P
5 mars 2009
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