Les écoutes téléphoniques devaient être, elles aussi, placées sous la responsabilité et la décision d'un juge. Qui ne se souvient des écoutes de l'Elysée ?
Celà se passait il y a une vingtaine d'années à une époque où la loi était à peu près respectée.
Aujourd'hui, il en va tout autrement, la loi est devenue un outil de communication, un leurre, un habillage de bonne conscience à moindre frais, un vernis de pseudo démocratie
Alors, soyons plus que vigilants sinon demain, plus besoin d'aller voter, plus besoin de faire partie d'une association, d'un parti politique, d'un club de reflexion, d’un syndicat, plus besoin de penser, la puce de l'ordinateur, du téléphone mobile (ou pas), la puce de l'écran plat nous interdira de penser différemment, nous entrerons directement dans la pensée très unique et nous seront dans le droit fil d’une dictature concoctée par le conducator et ses amis du Fouquet’s
Par Edouard le Ricque Publié le 27/05/2009 à 07:50
Source : clubic Mots-clés : Loppsi, Hadopi
La loi Création et Internet de Christine Albanel est sous les feux des projecteurs depuis plusieurs mois. Et pourtant, ce n’est pas elle qui devrait inquiéter le plus les internautes. Dans l’ombre grondent les textes d’une loi encore plus sévère : la Loppsi.
En gestation depuis 2002
Ce projet de loi doit être présenté par Michèle Alliot-Marie (MAM), ministre de l’Intérieur, lors du prochain Conseil des Ministres, ce mercredi. Ce texte nommé Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance et la Sécurité Intérieure (Loppsi) semble être la suite d’une loi plus ancienne, la Lopsi. Adoptée en 2002 sous l’œil confiant de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, elle devait servir à augmenter la répression de la criminalité. Aujourd’hui, la Loppsi gagne une syllabe dans son objectif puisque c’est à la cybercriminalité qu’elle s’attaque.
Un mouchard dans tous les PC
Les actes incriminés sont le terrorisme, la pédophilie, la pédopornographie, le trafic d’armes, la drogue ou encore le proxénétisme. Pour ces différents cas, la Loppsi prévoit l’utilisation d’un système de surveillance informatique placé sous le contrôle de la police judiciaire et d’un juge d’instruction. Et c’est là que le bât blesse, « Ce dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur. »
La notion de mouchard est donc clairement abordée. De plus, la Loppsi prévoit également le filtrage pur et simple par les FAI des sites Internet jugés illégaux. Si les notions de vie privée et de neutralité du net semblaient déjà écorchées avec Hadopi, la Loppsi risquerait de confirmer cette réduction des libertés en ligne.
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